REACTION | L'entraîneur anderlechtois n'a pu qu'admettre l'immense supériorité lyonnaise. Il demande à ses joueurs de faire preuve d'humilité.
Si c'était soi-disant la bonne période pour affronter Lyon, qu'est-ce que cela aurait donné dans un mois? D'autant qu'hier soir, si les Lyonnais, qui ont levé le pied en seconde mi-temps, avaient fait preuve d'encore un peu plus de réalisme, ils auraient pu marquer au moins trois buts de plus. Anderlecht, à qui tout a souri (ait) depuis le mois de juillet, est retombé les pieds sur terre. Ariel Jacobs n'a d'ailleurs pas trop finassé à l'heure de l'analyse: « Contrairement à l'ampleur du score, je serai bref. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. En fait les deux premiers buts nous ont faits trop mal, d'autant que nous aurions dû recevoir un penalty. À 2-0, ça a été la débandade. Et c'est pour cela que nous avons encore pris deux buts avant la mi-temps. En somme, nous avons pris une leçon de technique collective et individuelle, de vitesse d'exécution, de mobilité et de maturité. Pendant la pause, la tâche du staff était difficile. L'équipe a quand même pu tenter un peu plus par la suite. Mais le but de Suarez a été annihilé par le cinquième de Lyon ».
Avec un tel score, Anderlecht a statistiquement... 2 % de chance de se qualifier ! Il va devoir aborder le match retour sans autre espoir que de faire bonne figure. « Si l'UEFA décide que les buts marqués au match retour comptent double, nous aurons une chance. Sérieusement, il faudra faire preuve d'humilité et de remise en question. D'orgueil, aussi. Pour soi-même, pour les supporters et pour le club . »
Des « non arrivées » ou des départs ?
L'entraîneur anderlechtois paraît certain que cette déconvenue anderlechtoise n'aura pas de répercussion sur les performances en championnat : « Ce sont deux compétitions complètement différentes », martèle-t-il.
Sans doute... Mais ce sont les mêmes joueurs qui y participent. Et certains, qui rêvaient d'assouvir leurs fantasmes de Champions League risquent de mal vivre les prochains jours. Quant aux plans sportifs du club, la non-participation à la C1 pourrait les modifier. Sous forme d'arrivées qui ne se feront pas, voire de départs. Herman Van Holsbeeck préfère rester discret là-dessus : « Il faut rester calme pour le moment . » Jusqu'à quand?